Alliance des HUG et de l'UNIGE pour sauvegarder la recherche médicale

Pour la première fois, l’UNIGE et les HUG se mobilisent ensemble et prennent position sur une initiative soumise au vote des citoyennes et citoyens genevois. Ils rejoignent la recommandation du Conseil d'Etat de rejeter l’initiative populaire 164 Pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale.

Pour les deux institutions et leurs professionnels, le risque de cette initiative est d’entraver la recherche médicale à Genève sans apporter pour autant d’amélioration au bien-être animal.

Une pesée d'intérêts

En Suisse, l’expérimentation animale est soumise à l’un des cadres législatifs les plus complets au monde. Les autorisations ne sont délivrées que si aucune méthode alternative ne permet d’atteindre le but recherché et au terme d’une pesée d’intérêts entre les contraintes subies par l’animal et le gain escompté pour la société. A Genève, les demandes d’autorisation sont soumises au préavis de la Commission cantonale pour les expériences sur les animaux (CCEA), nommée par le Conseil d’Etat et dans laquelle siègent aussi bien des scientifiques que des défenseurs de la cause animale.

La recherche biomédicale a besoin de l’expérimentation animale pour le développement de médicaments, vaccins et autres traitements. Les équipes de recherche qui y ont recourt sont également souvent à l’origine du développement des méthodes alternatives, telles que les cultures cellulaires (in vitro) ou les modélisations informatiques. En l'état de la science, ces méthodes ne peuvent toutefois pas remplacer complètement le modèle animal qui sert à étudier un organisme fonctionnel dans son ensemble, ni passer directement aux essais cliniques. Aucun médecin ne prendrait le risque de mettre en danger la vie d’un être humain sans essais préalables.

Des avancées médicales capitales

Chaque année, chercheuses, chercheurs et spécialistes de l’UNIGE et des HUG mènent des recherches qui ont le potentiel de révolutionner la médecine et de sauver des vies: réduction de 30% des dégâts causés par un infarctus, découverte de la cause possible de la sclérose en plaque, production d’une molécule qui permettrait aux diabétiques de se passer d’injection d’insuline, pour ne citer que les plus récentes.

L’UNIGE et les HUG s’engagent pour protéger ces avancées médicales capitales, la qualité de l’enseignement et des soins, et la place de la Suisse et de Genève sur la scène scientifique et médicale internationale.

Plus d'infos : communiqué de presse

 

Dernière mise à jour : 01/11/2019