IRM au bloc

 

Livraison et installation des équipements

Livraison et installation de la cage en cuivre

IRM-intra-opératoire : Projet GiborLe projet GIBOR (Groupe IRM Bloc opératoire et Rythmologie) prévoit la construction d'une plateforme interventionnelle constituée d’une salle d’opération et d’une salle de rythmologie couplées à une salle d’imagerie IRM (imagerie par résonance magnétique). Ce projet réunit différents services médicaux : neurochirurgie, cardiologie interventionnelle, radiologie et anesthésie. Leur objectif commun est d'améliorer les gestes opératoires et de diminuer le nombre de ré-interventions dans les domaines de la neurochirurgie et de la chirurgie cardiovasculaire. L’IRM se déplace dans le bloc opératoire sur des rails au plafond. Cette particularité rend son installation très complexe tant au niveau architectural et technique, qu’au niveau de l’organisation médicale et paramédicale. L’intérêt de cette plateforme est la sécurité du patient. Comme ce dernier n’a pas besoin d’être déplacé lors de l'opération, il y a un gain de temps pour l’examen, une diminution de la durée d’anesthésie ainsi qu’un risque d’infections limité. Vous pouvez voir ici la vidéo du concept.

Applications médicales en neurochirurgie

Neurochirurgie : "IRM intra-opératoire en neurochirurgie : des yeux à la chirurgie guidée par l'image"

La neurochirurgie est une spécialité qui comprend le diagnostic, le traitement chirurgical et la prise en charge des anomalies, des traumatismes et des maladies du cerveau. 
Actuellement, le neurochirurgien opère le patient sur la base des informations préopératoires telles que des images IRM ou Scanner pour identifier la partie à soigner et adapter au mieux la stratégie des interventions. Après une phase de préparation, ces interventions sont guidées par neuro-navigation (chirurgie assistée par ordinateur). Quelques jours après l’opération, une autre IRM est effectuée afin de voir les résultats de l’opération. Dans 20 à 30% des cas, le patient devrait être à nouveau opéré. 

Grâce au projet GIBOR, le patient peut bénéficier d’une IRM pendant l’intervention. L'IRM est un outil extrêmement puissant pour explorer les structures intracrâniennes et celles de la colonne vertébrale afin d’établir une cartographie personnalisée. A tout moment de l’intervention, le chirurgien peut demander qu'un examen soit effectué pour faire le point sur l'avancement de l'acte chirurgical et adapter le geste en fonction des modifications mises en évidence. En pratique, cela nécessite d'interrompre l'intervention quelques minutes et de protéger le site opératoire en le couvrant. Les images sont alors analysées en temps réel par l'équipe de radiologie. Le système de navigation opératoire est mis à jour immédiatement et l'acte chirurgical peut alors être terminé avec 100% de réussite.

La cartographie des fonctions cérébrales en cours d'intervention permet d'explorer la manière dont le cerveau pourrait s'adapter à des modifications de structure avant de les rendre permanentes. La possibilité d'effectuer un examen IRM durant une intervention permet au chirurgien de mettre à jour cette cartographie en temps réel. 
La précision et la sécurité des gestes sont ainsi optimisées. Le patient se voit offrir un maximum de chances de bénéficier d'un succès chirurgical. 

Dans le futur, enregistrer les informations concernant les modifications de structures en cours d'intervention permettra d'établir des modèles et des simulateurs qui seront à même d'améliorer la planification chirurgicale future et d’en faciliter l’exécution tout en favorisant la formation et le développement d'innovations.

Plus d’infos : neurochirurgie

Applications médicales en cardiologie et rythmologie

Le bénéfice de l'IRM intra-opératoire en cadiologie interventionnelle

IRM-intra-opératoire : la Cardiologie Interventionnelle

Les interventions cardiaques percutanées sont fréquemment réalisées pour le traitement des arythmies cardiaques telles que la fibrillation et le flutter auriculaire ainsi que la tachycardie ventriculaire. Ces interventions, de plus en plus complexes, nécessitent une délimitation précise de l'anatomie cardiaque qui, à ce jour, est réalisée sous guidage radiologique. 
L'imagerie par rayons X présente des limites importantes, notamment l'absence de délimitation des tissus mous, une imagerie uniquement bidimensionnelle et une irradiation liée aux rayonnements ionisants.

Grâce au projet GIBOR, la cardiologie interventionnelle dispose d’un IRM cardiaque. La résonance magnétique permet de fournir des images dynamiques du cœur de très haute qualité ainsi  la combinaison des deux technologies permet une meilleure planification et exécution de la stratégie de traitement.

Dans le futur, le projet GIBOR permettra de réaliser les gestes interventionnels directement sous IRM pour bénéficier de tous les avantages de cette technologie sans exposer le patient ou le personnel de santé aux rayonnements ionisants.

Plus d’infos : cardiologie-interventionnelle
 

Etapes du projet

De nombreux collaborateurs ont participé et participent encore aux différentes étapes de ce projet initié par le Service d'Ingénierie Biomédicale dès 2011. Il est co-piloté par Mme Florence Savoye (ingénieure biomédicale au SIB) et par M. François Riondel (chef TRM au Service de Radiologie).

Août - Septembre 2019 : début des formations et simulations d'utilisation

Juillet 2019 : finalisation des aménagements intérieurs et tests sur les équipements

L'ensemble des locaux sont en phase de finition avec la mise en place des derniers aménagements intérieurs ainsi que des raccordements électriques courant fort et faible. Sur cette période, plusieurs tests de bon fonctionnement et de vérification ont été menés sur les différents composants comme les portes asservies ou la table d'opération de la salle de neurochirurgie.

  

Mai - Juin 2019 : livraison et installation des équipements

Les équipements lourds ont été livrés à une semaine d'intervalle en débutant par la salle de cardiologie interventionnelle et l'aimant. La livraison de ce dernier a demandé d'importants moyens logistiques pour l'introduire dans les locaux de manière sûre.
Une grue spécifique a permis le déchargement des machines ainsi que des sous-ensembles arrivés le même jour par container maritime. Le cheminement et le montage se sont poursuivis avec la coordination de nombreux intervenants. 
Bien d'autres équipements ont été livrés et installés selon un planning très précis (navigation, baie, éclairage opératoire, serveur, etc.).

Décembre 2018 : la cage de Faraday

Sols, murs et plafonds sont habillés de cuivre pour former une grande cage de Faraday. Ce dispositif permet d’isoler l’appareil IRM des radiofréquences en provenance de  l’extérieur. Trois mois ont été nécessaires pour construire cette cage qui s'étend du bloc opératoire à la salle ou est installée l’IRM.

Septembre 2018 : le bâtiment hors d'eau / hors d'air

Les poutres d’acier structurelles ont été installées. En effet, l’IRM mobile sur des rails au plafond pèse plus de 9 tonnes. Il doit se déplacer entre le bloc opératoire et la salle de diagnostic, sans modifications de sa trajectoire, pour conserver un iso-centre constant et assurer une qualité optimale des images. L'armature métallique n'accepte que quelques millimètres de déformation.

Livraison des poutres métalliquesLivraison des poutres métalliques

Installation de la structure métallique Mise en place des poutres de suspension de l'IRMMise en place des poutres de suspension de l'IRMStructure métallique porteuse de l'IRM

  Salle de rythmologie   Création du bâtiment Création du bâtiment

  

Visite de chantier pour l’équipe clinique Juin 2018Des visites régulières de chantier permettent aux équipes cliniques de se projeter  dans les futurs locaux du GIBOR et ainsi de s’approprier le projet. Accompagnés par les membres de l’équipe travaux, ces visites sont appréciées et permettent de se rendre compte des contraintes d’utilisation. 

Été 2016 à septembre 2017 : Préparation à la réalisation et démarrage du chantier

Le projet a été validé par le Comité de Pilotage et le Comité de Direction à l’été 2016. Les choix technologiques et techniques ont été faits durant le deuxième semestre 2016. Les différents délais administratifs et techniques (autorisation de construire, appel d’offres publics, choix des entreprises, préparation au chantier et délais de livraison).

2014 à l'été 2016 : Conception et choix technologique

Il a été décidé d’intégrer ce projet dans la réflexion plus globale de l’activité chirurgicale à 10 ans aux HUG». Cela a permis de mieux définir les enjeux chirurgicaux et le positionnement architectural, ainsi que le budget global (investissement et exploitation). De plus, au début de l’année 2016, nous avons pu créer un groupe de travail dédié, portant le nom « GIBOR » et qui intégrait l’ensemble des parties concernées. La première tâche de ce groupe a été d’élaborer un programme fonctionnel et organisationnel à partir des items suivants :

  • Définition des activités et planning simulé du déroulement des activités,
  • Equipement des salles,
  • Définition des intervenants,
  • Organisation du travail et répartition des compétences,
  • Flux patient, flux intervenants,
  • Logistique et exploitation,
  • Programmation opératoire,
  • Sécurité,
  • Impact sur les activités complémentaires (salle de réveil, SINPI, stérilisation),
  • Phasage en regard des autres évolutions des blocs,
  • Coûts de fonctionnement.

Parallèlement à ce travail, une pré-étude des solutions techniques auprès des sociétés a été effectuée, afin de connaître le marché qui se résume en deux solutions :

  • IRM au sol « classique » nécessitant le transfert du patient de la salle d’opération vers l’IRM. Ce type d’équipement est revendu par les sociétés GE, SIEMENS et PHILIPS. Il existe peu d’installations à travers le monde dans un environnement chirurgical. 
  • IRM au plafond qui se déplace vers la salle d’opération, donc sans déplacement du patient. Ce type de solution complète est uniquement revendu par la société IMRIS.

Chaque solution a ses avantages et ses inconvénients et le choix dépend donc des besoins spécifiques au projet.Pour les HUG, cette deuxième solution permettra de bénéficier entre autres des avantages suivants : 

  • Sécurité du patient, grâce au non-déplacement du patient opéré, têtière en position basse maintenue, rapidité d’exécution donc gain de temps anesthésie, risque d’infection moindre, environnement maîtrisé, moins de manipulations grâce à une trajectoire rectiligne du patient à l’IRM dans les trois situations d’utilisations prévues. 
  • Sécurité du projet, grâce à l’expérience acquise par la société sur plusieurs installations dans le monde depuis 2000 (gestion de projets, système unique d’asservissement des portes, accompagnement architectural et des différents corps de métiers techniques). 
  • Et également sécurité du personnel : asservissement des portes, protocoles et checklists de fonctionnement sous IRM, workflow et fonctionnements dédiés aux HUGdédié, accompagnement et formation du système aux intervenants pluridisciplinaires (TRM, chirurgiens, radiologues, anesthésie, etc.).

2011 à 2013 : Pré-études et Avant-projet

Ce projet, initié en 2011, a fait l’objet d’un Crédit d’Ouvrage dans la Loi 10865 à hauteur de CHF 5 mios. Durant les années 2012 et 2013, plusieurs localisations d’installations et de fonctionnement médical ont été envisagées, mais sans vraiment pouvoir aboutir. En effet, ce projet impacte les services de neurochirurgie, de cardiologie interventionnelle et différents secteurs du service de radiologie et d’anesthésie. De plus, il est très complexe tant au niveau architectural et technique, ainsi qu’au niveau de l’organisation médicale et paramédicale.

Dernière mise à jour : 28/08/2019