Mutilations génitales féminines (MGF)

J’aimerais savoir :

  • J’ai subi des mutilations génitales féminines. Je me pose beaucoup de questions. Puis-je venir en parler ?
  • Depuis que j’ai été excisée, j’ai des difficultés à uriner et des règles très douloureuses. Que puis-je faire ?
  • Je suis mariée depuis plusieurs mois et j’ai des douleurs lors des relations sexuelles. Je n’ose pas en parler à mon mari. Comment faire ?
  • J’ai été infibulée. Je suis enceinte et j’ai peur d’accoucher. Je suis inquiète et souhaite en parler.

Types de questions auxquels l'USSPF peut répondre. Cette liste n'est pas exhaustive. Pour obtenir plus d'informations prière de nous consulter.

Définition

« Les MGF [mutilations génitales féminines ou mutilations sexuelles féminines (MSF)] désignent toutes les interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre mutilation des organes génitaux féminins pratiquées à des fins non thérapeutiques » [1].

Types d’excision

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) distingue quatre types d’excision :

  • Type 1 - la clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris (petite partie sensible et érectile des organes génitaux féminins) et, plus rarement, seulement du prépuce (repli de peau qui entoure le clitoris)
  • Type 2 - l'excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres (replis internes de la vulve), avec ou sans excision des grandes lèvres (replis cutanés externes de la vulve)
  • Type 3 - l'infibulation : rétrécissement de l’orifice vaginal par recouvrement, réalisé en sectionnant et en repositionnant les petites lèvres, ou les grandes lèvres, parfois par suture, avec ou sans ablation du clitoris (clitoridectomie)
  • Type 4 - les autres interventions : toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux

Raisons de l'excision

Les raisons des MGF sont multiples et complexes. De nombreuses communautés qui la pratiquent invoquent la tradition et la religion ou considèrent que les MGF sont une garantie de virginité et de fidélité.

Situation en Suisse

Depuis le 1er juillet 2012, les mutilations sexuelles féminines sont interdites dans le Code pénal suisse (art. 124). Elles sont punissables, même si elles sont commises dans un autre pays où cette pratique n’est pas interdite par une loi. La personne peut être soumise à une peine privative de liberté.

Dans sa feuille d'information publiée en 2016 [2], l’UNICEF estime que près de 15‘000 filles et femmes sont excisées ou risquent de l’être en Suisse (chiffres de 2013).

Prise en charge à l'usspf

Ce n’est pas toujours facile pour les femmes qui en ont été victimes d’en parler. L’unité de santé sexuelle et planning familial peut leur fournir une écoute, une information, un soutien et une orientation de type médical, obstétrical, psychologique et sexologique. Cet accompagnement est proposé par une équipe de professionnel-le-s formé-e-s en matière de MGF (conseil psychosocial, suivi sexologique, éducation sexuelle, information sur les MGF).

L'unité renseigne également les étudiant-e-s qui font un travail en lien avec cette thématique et peut proposer des animentions et/ou enseignements selon demandes.

Collaboration

L’unité collabore enfin avec la consultation spécialisée mutilations sexuelles féminines du Service de gynécologie (Département de la femme, de l'enfant et de l'adolescent) qui offre une prise en charge médicale adaptée. Elle fait également partie du groupe d'accompagnement du Réseau suisse contre l'excision.

 

Ressource(s) utile(s)

Mutilations génitales féminines : mallette pédagogique sur les MGF [pdf] (sélection thématique de documents à disposition au Centre de documentation de l'unité)
Bibliographie complémentaire [pdf]

Liens et documentation en rapport avec les mutilations génitales féminines

 

Références
[1] Eliminer les mutilations sexuelles féminines: déclaration interinstitutions HCDH, OMS, ONUSIDA, PNUD, UNCEA, UNESCO, UNFPA, UNHCR, UNICEF, UNIFEM [En ligne]. Genève : Organisation mondiale de la santé; 2008 [cité le 7 mai 2019]. 45 p. Disponible: https://www.who.int/reproductivehealth/publications/fgm/9789241596442/fr/

[2] La mutilation génitale féminine en Suisse [En ligne]. Comité suisse pour l’UNICEF; 2016 [cité le 7 mai 2019]. Disponible: https://www.unicef.ch/sites/default/files/2018-08/unicef_fs_maedchenbeschneidung-schweiz_2016_fr.pdf

Document(s) utile(s)
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Dernière mise à jour : 20/05/2019