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Prévenir le cancer du col de l’utérus au Cameroun

Le cancer du col utérin représente la première cause de décès par cancer chez la femme au Cameroun. Dans les pays à faibles ressources, les programmes de dépistage portent généralement peu de fruits, car les patientes ont souvent des difficultés à se soumettre à un suivi régulier.

Depuis 2015, les HUG mènent une étude visant la mise en place d’un système de dépistage qui se révèle efficace dans le contexte économico-social du Cameroun. La méthode en cours d’évaluation est le test dit « HPV ». Sa sensibilité est meilleure que la traditionnelle cytologie et les intervalles de dépistages peuvent être plus espacés. De plus, gros avantage, ce système autorise la pratique d’auto-prélèvements. Enfin, les résultats sont immédiats, ce qui permet de dépister et traiter les femmes au cours de la même visite.

Ce projet vise également à former les professionnels de santé locaux et à leur donner l’autonomie nécessaire pour poursuivre le dépistage et le traitement du cancer du col. Il concerne les femmes âgées de 30 à 49 ans dans une région de 300’000 habitants de l’Ouest du Cameroun.

Promouvoir la réadaptation en Haïti

Le 12 janvier 2010, Haïti a été dévasté par un tremblement de terre qui a fait perdre la vie à plus de 230’000 personnes et en a blessé 300’000 autres. Depuis 2011, les HUG oeuvrent aux côtés de Handicap International afin que les Haïtiens puissent avoir accès à des services de réadaptation. Ils participent notamment à un projet de formation de techniciens en réadaptation dans différents hôpitaux du pays.

En 2016, le travail a surtout consisté à accompagner les établissements concernés afin de favoriser la bonne intégration de leur service de réadaptation. Le personnel a été sensibilisé à la problématique du handicap et au rôle des rééducateurs. Les infirmières ont bénéficié d’un enseignement visant à leur faire acquérir des techniques de manutention et de mobilisation adaptées aux personnes handicapées.

Des actions de sensibilisation ont également été menées auprès des médecins du pays afin qu’ils connaissent l’existence des services de réadaptation et y dirigent leurs patients nécessitant ce type de prise en charge.

En 2016, les HUG ont formé 80 infirmières, 7 physiothérapeutes-formateurs et 
50 élèves infirmiers haïtiens à la réadaptation

 

73 collaborateurs

des HUG ont pris part à

41 missions

humanitaires, totalisant

  979 jours

   de travail

 

Des innovations accessibles à tous

Tous les deux ans, les HUG organisent, en collaboration avec l’Université de Genève, un événement d’envergure destiné à favoriser les échanges entre les praticiens, les scientifiques et les politiques : le Geneva Health Forum (GHF). En avril 2016, la dixième édition a drainé 1’200 participants issus de 80 pays. Cette édition visait à mener une réflexion autour de l’innovation en matière de santé, et notamment sur la nécessité de développer des solutions médicales qui soient à la fois abordables pour tous les patients et respectueuses de l’environnement.

Une soixantaine d’innovations ont été présentées au sein d’un espace reconstituant un hôpital de périphérie du futur. Parmi elles, figurait ainsi un appareil de radiologie de haute technologie, mais « tropicalisé » pour résister aux conditions climatiques les plus difficiles et vendu à 10% du prix du marché.

Plusieurs grandes institutions universitaires suisses et étrangères, mais aussi des partenaires fédéraux, ont participé à l’organisation de ce congrès. L’accueil d’un hôte d’honneur, le World Health Summit, a permis d’ouvrir le GHF à une audience plus académique.

Fournisseurs également engagés

Respecter les principes de responsabilité sociale et environne mentale, c’est aussi s’engager à travailler avec des fournisseurs qui partagent les mêmes valeurs. En 2012, les HUG ont élaboré une Convention qui formalise leurs attentes en matière d’éthique, de respect des droits de l’homme et des normes du travail, de protection de la santé et de la sécurité des personnes, et de protection de l’environnement.

Depuis, ils déploient d’importants efforts afin d’amener un maximum de leurs fournisseurs à ratifier ce document. A la fin 2016, ils étaient 262 à avoir signé cette convention. En y adhérant, ils se sont engagés, sur une base volontaire, à respecter et mettre en oeuvre l’ensemble des principes qui y sont exposés.

Dernière mise à jour : 29/01/2019