Vers une meilleure efficience énergétique

Logo environnement

En 2014, les HUG ont généré des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 117’000 tonnes de CO2-éq. L’impact sur l’environnement correspond à la consommation d’une ville de plus de 10’000 habitants. Dans le souci de réduire cette empreinte, l’hôpital s’engage au quotidien pour augmenter son efficience énergétique et promouvoir les énergies renouvelables. Pour atteindre cet objectif les HUG ont signé la charte du plan d’action Ambition Négawatt éco21, des SIG.

L’objectif de l’institution est de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 10% par rapport à 2009 et d’augmenter son efficience énergétique de 8% d’ici à 2020. Pour ce faire, elle est notamment attentive à la performance des bâtiments qu’elle exploite.

Economiser l’électricité

Depuis 2013, les HUG déploient d’importants efforts pour réduire leur consommation d’électricité. L’éclairage des bâtiments, à l’intérieur comme à l’extérieur, a fait l’objet d’une attention particulière. Sur les 80’000 luminaires installés aux HUG, 6’100 sont désormais dotés de la technologie LED améliorant de surcroît la qualité d’éclairage. La moitié d’entre eux a été remplacée grâce au contrat de performance énergétique conclu avec les SIG. Il s’agit du premier contrat de ce type en Suisse, signé par un hôpital. Cette collaboration permet, à elle seule, l’économie de 450’000 kWh soit l’équivalent de la consommation d’environ 120 ménages. De plus, la majorité des zones peu fréquentées ainsi que celles ayant subi des travaux de rénovation ont été équipées de détecteurs de présence. A l’heure actuelle, l’intégralité de l’énergie électrique consommée chaque année par les HUG, soit 49’764’729 kWh, est d’origine renouvelable.
 

60 tonnes de CO2-ÉQ

c’est la quantité annuelle de gaz à effet de serre préservée grâce aux installations solaires du nouveau bâtiment d’hospitalisation

 

Modéliser Cluse-Roseraie

Les HUG mènent par ailleurs avec l’EPFL un projet qui permettra de modéliser la consommation énergétique du site principal Cluse-Roseraie. Les résultats aideront à déterminer la stratégie de l’hôpital à moyen et à long terme, notamment vis-à-vis de certains projets en cours de développement dans le canton, à l’instar de GeniLac®. Ils seront également utiles au projet de recherche européen CI-NERGY (Marie-Curie), qui vise à développer des méthodes pour l’aide à la décision dans la planification énergétique urbaine et qui a pour cas d’étude le canton de Genève.
 

Producteurs d’énergieProducteurs d’énergie

Les HUG sont l’établissement hospitalier genevois le mieux pourvu en énergie solaire photovoltaïque. Les sites de Bellerive, des Trois-Chêne, un bâtiment sur Cluse-Roseraie et un autre à Belle-Idée, sont équipés de panneaux solaires. Ces installations, d’une surface totale de 1’400 m2, sont capables de produire 230’000 kWh par an, ce qui correspond à la consommation de 58 ménages. 

Mais l’institution compte faire mieux encore. Le nouveau bâtiment d’hospitalisation, actuellement en construction, sera doté d’une installation solaire thermique haute température. Le système générera de la vapeur à 140°, qui sera utilisée pour stériliser les équipements médicaux. Les 216 capteurs solaires, répartis sur une surface de 530 m2, produiront environ 300’000 kWh par an, ce qui permettra de couvrir entre 10 et 15% des besoins énergétiques pour la stérilisation de l’hôpital. A l’heure actuelle, l’intégralité de l’énergie thermique consommée chaque année par les HUG, soit 91’203’509 kWh, est couverte par du gaz naturel dont les émissions de CO2 sont totalement compensées.

 

logo environnementLes HUG tentent de limiter l’empreinte écologique de leurs activités. Pour ce faire, ils font en sorte de maîtriser leur consommation de ressources naturelles et portent une vigilance particulière à leur production de déchets. 

Le papier est le premier consommable utilisé par les services administratifs. Des efforts ont été déployés au sein de l’institution afin d’en rationaliser la consommation, qui s’est élevée à 36’940’250 feuilles en 2015. Ainsi, les imprimantes ont été configurées pour imprimer, par défaut, en recto-verso. Des opérations de sensibilisation ont été menées auprès des collaborateurs pour les amener à modifier leurs habitudes. 

Ces mesures ont permis d’économiser 339’750 feuilles en un an. L’objectif est d’arriver à une baisse de 5% d’ici cinq ans. L’ensemble du papier acheté par l’institution est par ailleurs désormais recyclé, certifié FSC, PEFC ou doté de l’Ecolabel européen.

Dernière mise à jour : 29/01/2019