Contrôler le risque d’infection

Basé sur la désinfection hydro-alcoolique des mains, le modèle développé aux HUG (Geneva model) réduit le taux d’infection nosocomiale (acquise durant le séjour à l’hôpital) de 50%. Choisi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2005 comme référence mondiale, il est aujourd’hui utilisé dans la quasi-totalité des états membres des Nations Unies, soit plus de 18’000 hôpitaux.

Le service de prévention et contrôle de l’infection (SPCI) des HUG est centre collaborateur de l’OMS. Ensemble, ils ont mis en place en 2005 le premier défi mondial pour la sécurité du patient Clean Care is Safer Care. Aujourd’hui, le nouvel enjeu mondial en matière de santé publique réside dans la réduction de l’utilisation des antibiotiques. Les HUG participent à plusieurs projets internationaux sur ce thème, dont l’un financé par l’Union européenne.

Les activités du SPCI visent à améliorer la qualité et la sécurité des soins par la prévention des infections. Elles touchent notamment :

  • la surveillance de l’épidémie de grippe saisonnière et des virus respiratoires, ainsi que l’observation des mesures de prévention à appliquer par les collaborateurs et les visiteurs (par exemple hygiène des mains avant et après une visite, port du masque dans les unités de soins)
  • la surveillance des bactériémies nosocomiales à MRSA (Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline), dont le niveau en 2016 a été le plus bas depuis 1998
  • le contrôle des diarrhées à Clostridium difficile, fréquentes chez les personnes âgées, en nette baisse à l’Hôpital des Trois-Chêne depuis 2013
  • l’incidence des pneumopathies associées à la ventilation aux soins intensifs
  • l’observance des pratiques en matière d’hygiène des mains aux cinq momentsclés validés par l’OMS.

 

Hygiène des mains : les cinq moments-clés validés par l’OMS

Hygiène des mains : les cinq moments-clés validés par l’OMS

Dernière mise à jour : 29/01/2019