Biopsie tissus pulmonaire

Biopsie transthoracique 

 

Elle est réalisée par un radiologue sous contrôle scannographique. En d’autres mots, le patient bénéficie d’un scanner thoracique au cours duquel, le radiologue repère la lésion recherchée et la biopsie grâce à une aiguille introduite à travers la peau (préalablement anesthésiée) de la cage thoracique en regard de la lésion pulmonaire. La progression de l’aiguille  et son placement au cœur de la lésion sont surveillée par les images délivrées par le scanner thoracique. Une fois en place, les prélèvements sont effectués par de mouvements d’aller-retour de la partie interne de l’aiguille. On obtient ainsi des « mini-carottage » du tissu pulmonaire à analyser. Cette technique peut-être réalisée en ambulatoire moyennant une surveillance de quelques heures à l’hôpital après le geste. Les risques les plus fréquents sont le pneumothorax (10-50% cas) et l’hémorragie locale (20-40% des cas). Les chances de poser le diagnostic par cette technique sont très élevées, proches 90%.

 

Biopsie endobronchique 

 

Comme son nom l’indique, cette biopsie est réalisée par l’intérieur des voies aériennes. Elle est réalisée par le pneumologue et nécessite l’utilisation d’un bronchoscope qui est un endoscope souple de la taille d’un cable élèctrique portant une caméra miniaturisée à son extrémité, qui permet de surveiller la progression de l’endoscope de la bouche (ou du nez) jusqu’à la lésion via les voies aériennes naturelles. L’instrument suit le même chemin que l’air quand le patient respire. En fonction de la localisation de la lésion (poumon ou ganglions du médiastin), cette technique est couplée à un repérage par ultrasons (afin d’éviter la ponction accidentelle de vaisseaux sanguins) ou à une guidance par navigation électromagnétique (un équivalent du GPS utilisé dans les voitures). Cette technique peut-être aussi réalisée en ambulatoire moyennant une surveillance de quelques heures à l’hôpital après le geste, mais nécessite dans la grande majorité des cas une anesthésie générale de 30 à 40 min pour le confort du patient et la précision du geste de l’examinateur. Toute ces techniques sont réalisées en routine par l’unité de pneumologie interventionnelle des HUG, pionniers suisses pour certaines d’entre elles dont la guidance par navigation élèctromagnétique. Les risques de pneumothorax (1-5% des cas) et d’hémorragie locale (3-5% des cas), sont beaucoup plus bas que pour la biopsie transthoracique. Les chances de poser le diagnostic par endoscopie varient de 70 à >90%, en fonction de la technique de prélèvement utilisée (direct, ultrasons, navigation électromagnétique).

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Dernière mise à jour : 29/01/2019