Les traitements au laser des glaucomes

Les glaucomes sont causés par l’augmentation de la pression dans l’œil (pression intraoculaire). Cette dernière est occasionnée par l’humeur aqueuse (liquide présent en permanence dans l’œil). Dans ce cas, les traitements par laser ont pour objectif de réduire la pression intraoculaire en améliorant le drainage de l’humeur aqueuse ou en diminuant sa sécrétion. Le trabéculum, qui filtre habituellement l’humeur aqueuse lorsqu’elle quitte l’œil, ne permet plus son écoulement.

Ces traitements sont habituellement effectués au cours d’une simple consultation. Votre œil est endormi par des collyres anesthésiants. Il existe trois types de traitement selon le glaucome et sa sévérité.

Trabéculoplasties au laser

Ces interventions sont indiquées, lors de glaucomes chroniques à angle ouvert. L’objectif est de rendre le trabéculum plus perméable et permettre ainsi l’écoulement de l’humeur aqueuse. Deux sortes de traitement au laser peuvent alors être utilisées. Elles durent de une à cinq minutes.

La trabéculoplastie

Elle consiste à effectuer de petits trous dans le trabéculum pour faciliter le drainage de l’humeur aqueuse. Seule la moitié du trabéculum est traitée à la première intervention.

Iridotomie et Iridoplastie

Lors de glaucomes aigus à angle fermé, deux sortes de traitement au laser existent pour améliorer l’évacuation de l’humeur aqueuse. Une ou deux séances laser peuvent être nécessaire.

L’iridotomie

Cette intervention consiste à faire un trou dans la périphérie de l’iris afin de laisser circuler l’humeur aqueuse.

L’iridoplastie

Elle modifie la forme de la périphérie de l’iris, de manière à dégager l’accès au trabéculum et favorise l’écoulement de l’humeur aqueuse.

Cyclo-photocoagulation transclérale

Cette procédure s’adresse principalement aux glaucomes avancés ou résistant aux autres traitements. Le laser détruit une partie des corps ciliaires qui produisent l’humeur aqueuse, pour diminuer la pression intraoculaire due au liquide.

Cette intervention est effectuée sous anesthésie locale (collyre anesthésiant) et, dans de rare cas, sous anesthésie générale.

Dernière mise à jour : 15/05/2019