Prise en charge de la gale

 

Types de scabioses

La gale ou scabiose est une parasitose cutanée bénigne et commune dans la plupart des pays. Elle est fortement contagieuse, cosmopolite, liée à la colonisation de la couche cornée de l’épiderme par un acarien, Sarcoptes scabiei.

La sous-espèce spécifique de l’homme est le Sarcoptes scabiei variante hominis. Elle peut être responsable d’épidémies longues, difficiles à contenir surtout dans les collectivités et les institutions. Le coût du traitement peut être de ce fait non négligeable.

Physiopathologie

Les sarcoptes s’accouplent sur l’hôte. Après la fécondation, le mâle meurt et la femelle creuse un sillon dans la couche cornée de l’épiderme. Elle progresse de 1 à 2 mm par jour et y pond environ trois à cinq œufs par jour durant un à deux mois avant de mourir. Les œufs vont éclore en trois ou quatre jours, pour donner chacun une larve et sortir du sillon. Les larves, après plusieurs mues, se transforment en nymphes puis en sarcoptes adultes. Le processus de maturation pour atteindre le stade adulte nécessite une quinzaine de jours.

Pour une gale commune, on compte en général entre 5 à 15 sarcoptes femelles logés simultanément dans les sillons. Ce chiffre peut être beaucoup plus important (des centaines voire des milliers ou des millions) en cas de gale profuse ou de gale hyperkératosique.

Le prurit est attribué aux réactions immunologiques déclenchées par les déjections (salive, matières fécales) et les œufs du parasite.

Selon les données épidémiologiques de l’OMS, le nombre de nouveaux cas de gale annuel dans le monde serait d’environ trois cent millions d’individus. Elle touche autant les femmes que les hommes, de tous les âges, de tous les milieux sociaux sur tous les continents.

Dans les pays industrialisés, les épisodes épidémiques se manifestent surtout dans des institutions (collectivités, établissements de soins, maisons de retraite, etc). Dans les régions tempérées, la maladie survient surtout pendant les saisons froides, probablement en raison d’une augmentation de la promiscuité. L’infection n’est pas systématiquement répertoriée sauf dans les collectivités où des mesures d’information et de prévention large doivent être mises en place.