La cystite traitée comme dans les années 50

Publié le 14 Mai 2018
Angela Huttner, chercheuse aux départements de médecine interne des spécialités et de pathologie et immunologie de la Faculté de médecine de l’UNIGE et Médecin cheffe de clinique au Service des maladies infectieuses des HUG

Afin de préserver l’efficacité des nouveaux antibiotiques, deux anciens médicaments sont à nouveau prescrits contre les infections urinaires. L’un d’eux semble aussi efficace que les nouvelles molécules, révèlent des chercheurs de l’UNIGE et des HUG.

Afin de lutter contre la résistance aux antibiotiques et préserver l’efficacité des nouvelles molécules, les médecins prescrivent à nouveau des traitements antibiotiques datant des années 50 lors d’infections bénignes. Mais ces «anciennes» molécules n’ont pas été soumises aux mêmes évaluations que les nouvelles avant leur entrée sur le marché, notamment au niveau de l’efficacité du traitement et des effets secondaires. Des médecins de l’Université de Genève (UNIGE) et des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont analysé deux molécules utilisées fré- quemment contre les infections urinaires simples. Résultat : la plus prescrite aujourd’hui n’atteint pas le taux de réussite escompté, alors que la seconde semble aussi efficace que les nouvelles molécules utilisées dans ce genre d’infections. Cette étude, à lire dans la revue JAMA, démontre qu’il est important de soumettre aux normes actuelles l’usage des anciens antibiotiques, afin de préserver le bien–être des patients tout en limitant l’usage des nouvelles molécules aux maladies plus graves.

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