Les facteurs de risque

Le vieillissement des vaisseaux et l’hérédité jouent un rôle dans la survenue d’un AVC. Cependant, plus de la moitié des cas sont dus à l’athérosclérose (appelée aussi artériosclérose). Cette maladie, qui touche les grandes et petites artères, progresse lentement. 

L’âge et la prédisposition héréditaire sont deux facteurs de risque qu'on ne peut pas modifier. Toutefois, vous pouvez agir sur les facteurs suivants :

SAVIEZ-VOUS ?
L'athérosclérose se caractérise par l’accumulation de substances (principalement des graisses) sur la paroi des artères qui forment des plaques réduisant le diamètre des vaisseaux et donc le débit sanguin.

L’hypertension artérielle

L’hypertension artérielle est le principal facteur de risque de l’attaque cérébrale. Lorsque les parois artérielles sont constamment soumises à une pression élevée par le débit sanguin, elles durcissent et s’épaississent. Par ailleurs, sous l’effet de la pression artérielle, la paroi des vaisseaux se fragilise pouvant entraîner une hémorragie (AVC hémorragique).

On parle d’hypertension artérielle lorsque la valeur supérieure (systolique) de la tension est égale ou supérieure à 140 mm Hg (millimètres de mercure) et/ou que la valeur inférieure (diastolique) est égale ou supérieure à 90 mm Hg lors de mesures répétées.

Ce que vous pouvez faire

  • Contrôlez régulièrement votre tension afin de dépister une éventuelle hypertension artérielle (en particulier les femmes enceintes et celles prenant un contraceptif oral). 
  • Perdez quelques kilos si vous avez un excès de poids. 
  • Mangez moins de sel, remplacez-le par des épices. 
  • Limitez au maximum votre consommation d’alcool. 
  • Pratiquez une activité physique de façon régulière. 
  • Intégrez des moments de repos et de détente dans votre vie.
  • Si votre médecin vous a prescrit un médicament anti-hypertenseur (abaissant la tension artérielle), prenez-le régulièrement et ne l’arrêtez jamais sans son avis.

 

Le tabagisme

Parce que le tabac altère l’apport en oxygène des organes et des parois vasculaires, il favorise l’artériosclérose et donc l’AVC. Trois à cinq ans après avoir arrêté de fumer (selon le nombre de cigarettes fumées), le risque d’attaque cérébrale rejoint celui d’un non-fumeur.

Vous n’y arrivez pas seul ? Faites-vous aider par l’équipe pendant votre hospitalisation ou demandez à un soignant de contacter notre consultation spécialisée en tabacologie. Après votre hospitalisation, vous pouvez prendre rendezvous à la consultation de tabacologie au Tél : 022 372 95 37.

 

Le cholestérol

Composant naturel et essentiel de notre organisme, le bon cholestérol (ou cholestérol HDL) a un effet protecteur sur les vaisseaux sanguins. Le mauvais cholestérol (ou cholestérol LDL) se dépose progressivement sur les parois des vaisseaux et favorise le processus d’artériosclérose.

Afin d’adapter vos habitudes alimentaires, les diététiciennes des HUG vous donnent des conseils. Si cela ne suffit pas, votre médecin vous prescrira un médicament abaissant le taux de lipides dans le sang.

 

Le diabète

Le diabète est dû au déficit d’une hormone, l’insuline, qui est nécessaire pour que le sucre contenu dans le sang nourrisse les cellules. Quand il y a peu d’insuline, le taux de sucre (glycémie) dans le sang augmente, entraînant à la longue des troubles du métabolisme des graisses et des lésions vasculaires.

 

La surconsommation d’alcool

L’excès d’alcool augmente la tension artérielle et accentue le risque de faire un AVC. Par ailleurs, l'alcool perturbe la production de facteurs de coagulation par le foie et augmente le risque de faire un AVC hémorragique.

Ce que vous pouvez faire

  • Si vous êtes une femme, limitez votre consommation journalière à un verre (vin, bière, etc.).
  • Si vous êtes un homme, limitez votre consommation journalière à deux verres (vin, bière, etc.).
  • Vous n’y arrivez pas seul ? Parlez-en aux infirmières ou au médecin. Faites-vous aider par des spécialistes : unité des dépendances des HUG, Tél : 022 372 95 37.

 

Le stress

Le stress accélère le rythme cardiaque et donc la tension artérielle. Par ailleurs, il favorise le tabagisme, la consommation d’alcool et la prise de poids. Il représente donc, lui aussi, un facteur de risque pour les maladies vasculaires.

 

La sédentarité

L’absence d’exercice physique augmente le risque de maladie coronarienne, de diabète, de cancer du côlon. Elle diminue aussi le taux de bon cholestérol qui a un effet protecteur. Au contraire, l’exercice maintient le coeur et la circulation sanguine en forme et active l’ensemble du métabolisme.

 

La surcharge pondérale

L’excès de poids augmente la tension artérielle. De plus, il favorise un excès de cholestérol, de diabète.

 

La pilule contraceptive

La prise d’un contraceptif oestro-progestatif peut augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral, surtout si elle est associée au tabac, à l’hypertension ou aux migraines, et à une surcharge pondérale. Il s’agit le plus souvent d’une thrombose au niveau des veines du cerveau.

Ce que vous pouvez faire

  • Arrêtez de fumer.
  • Perdez du poids.
  • Envisagez une autre méthode de contraception.
  • Contrôlez les autres facteurs de risques.

 

Les problèmes cardiaques

Certaines maladies du coeur comme les troubles du rythme, les infarctus ou les lésions valvulaires peuvent être à l’origine d’un accident vasculaire cérébral. En effet, elles favorisent la formation de caillots de sang.

Ce que vous pouvez faire

  • Agissez sur l’un ou l’autre de vos facteurs de risque.
  • Suivez le traitement recommandé par le médecin.
  • Consultez au moindre problème : lors de palpitations, douleurs dans la poitrine (surtout à l’effort), difficultés à respirer.

 

Le syndrome d’apnée du sommeil

Plus de 50% des personnes ayant présenté un AVC présentent également un syndrome d’apnée du sommeil. Celui-ci se manifeste par un ronflement permanent et s’accompagne de pauses respiratoires et de mouvements du corps, le plus souvent décrits par le conjoint. La reprise de la respiration est bruyante. Ce syndrome est favorisé par la fatigue, la prise de poids, l’âge et des amygdales volumineuses. 

Des apnées à répétition provoquent une diminution de l’oxygénation sanguine. Cette baisse entraîne de sévères répercussions sur la santé en favorisant l’apparition d’hypertension artérielle, augmentant ainsi le risque d’accident vasculaire cérébral. Le diagnostic de syndrome d'apnée est posé en enregistrant les fonctions respiratoires durant le sommeil.

Ce que vous pouvez faire

  • Consultez votre médecin afin d’effectuer un bilan pour déterminer s’il existe effectivement un syndrome d’apnée du sommeil. 
  • Adoptez un traitement conservateur : maigrir si vous êtes en surpoids, dormir sur le côté, éviter la prise d’alcool ou de tranquillisants le soir.
  • Essayez un traitement mécanique : appareil de pression positive continue par voie nasale (CPAP), orthèse d’avancée mandibulaire.
  • Optez pour une chirurgie maxillo-faciale.

SAVOIR +
Des fiches sur les facteurs de risque sont disponibles sur le site internet du programme ELIPS

 

Dernière mise à jour : 06/02/2019