Vivre son deuil

Aspects physiques

Votre tendance en temps de deuil pourrait être de négliger votre santé du fait du peu d’attention que vous apportez à vous-même. Pourtant, vous êtes en plein travail : un travail de deuil qui va vous demander beaucoup d’énergie.

Soyez attentif à vous nourrir raisonnablement, même si vous n’en tirez aucun plaisir.

Votre temps de sommeil peut diminuer, sa qualité aussi. Compensez cette perte de sommeil par des temps de repos dans la journée.

Pour décharger vos tensions intérieures, vous pouvez faire régulièrement quelques respirations profondes, de la marche, du jardinage ou toute autre activité qui vous convienne.

 

Aspects psychologiques

L’écoute des personnes en deuil a permis de mettre en évidence des étapes par lesquelles elles passent. Ces phases ne sont pas forcément chronologiques et tout le monde ne vit pas toutes ces étapes.

Le choc : «Non ce n’est pas possible..., je ne peux pas y croire». «Je m’étais pourtant préparé, je savais qu’elle allait mourir et pourtant maintenant que c’est arrivé, je ne peux pas y croire».

La colère, la révolte : «Ce n’est pas juste, on aurait pu vivre encore tant de bonnes choses...». «Il venait de prendre sa retraite...». «Elle, qui était si bonne, si généreuse... alors qu’il y en a qui sont en bonne santé et qui ne pensent qu’à eux».

La tristesse : «C’est tellement dur d’être tout seul...». «J’ai l’impression de sentir sa présence et pourtant il n’est plus là». «Je ne peux plus en parler, cela ennuie les gens à qui je raconte mes histoires».

L’acceptation : «Je ne l’oublierai jamais, et pourtant je sors maintenant, je me suis même fait de nouveaux amis...». «Je me rappelle toutes les bonnes choses que nous avons faites ensemble».

Nous vivons tous ces émotions dans notre vie quotidienne pendant laquelle nous avons de grands et de petits deuils à faire. Mais la perte d’un être cher donne naturellement une intensité parfois difficilement supportable à toutes ces émotions.

C’est une période de grands chambardements extérieurs et intérieurs pendant laquelle il est bon de pouvoir demander de l’aide. Tout le monde souhaite être courageux, mais il est aussi important de faire connaître vos besoins en exprimant vos sentiments à une personne de confiance.

C’est souvent une période de grande fatigue qui s’exprime de toutes les manières, pendant laquelle vous pouvez vous sentir plus fragile, pleurer facilement, manifester des sautes d’humeur ou être envahi par l’image du défunt.

La première année est reconnue être la plus difficile car chaque saison, chaque fête, chaque anniversaire ramènent leurs souvenirs.

Avec le temps, dans un délai variable selon les personnes et les circonstances, le chagrin va laisser place à une acceptation plus ou moins paisible. Des ressources souvent insoupçonnées apparaissent et permettent de «s’ouvrir», de faire des choix et de s’engager de manière nouvelle.

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Nous vous recommandons de contacter votre médecin dès que nécessaire.

 

 

Aspect social

Un deuil ne se résout pas dans la solitude. Même si vous avez besoin de ces moments-là, il est important de rester en contact avec votre entourage, de continuer à échanger.

Souvent, ces personnes - plus disponibles au début du deuil - le seront moins par la suite. Sachez leur exprimer à quel moment vous désirez les voir.

Il est recommandé d’éviter de prendre hâtivement des décisions importantes. A moins d’une absolue nécessité, il est préférable d’attendre au moins un an avant d’effectuer des changements majeurs (déménagement, changement d’emploi, vente de maison, etc.).

N’hésitez pas à demander l’opinion de plusieurs personnes, voire celle d’un expert, avant de prendre une décision importante en matière financière.

 

Aspect spirituel

La spiritualité se situe bien au-delà d’un langage, d’un rituel, d’une religion…Il est cet espace en soi où chaque individu s’interroge sur le sens de sa vie, de sa présence au monde, sur l’éventualité d’une transcendance. Ces questions s’accentuent dans les périodes de crise et notamment lors de décès de proches.

Nombre de personnes considèrent que leur foi personnelle, leur intégration dans une paroisse ou une communauté sont une source importante de réconfort au cours du deuil. Pourtant, la foi ne met pas à l’abri des moments de tristesse, de douleur, voire de révolte.

Pour d’autres personnes, cependant, il peut être difficile de faire référence à Dieu pendant cette période ; trop de questions, de doutes, de sentiments d’abandon les assaillent.

Ces réactions peuvent se présenter et elles sont en accord avec l’évolution spirituelle d’une personne. Ce cheminement s’inscrit dans l’histoire de vie de chacun.

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