Allergies saisonnières

Qu’est-ce qu’une allergie saisonnière ?

Depuis plusieurs années à la même saison, vos yeux larmoient et votre nez coule, ils vous démangent ? Vous souffrez de ce que l’on appelle banalement un « rhume des foins » ou en jargon médical une rhinite et une conjonctivite allergique. Certains patients vont également développer une toux, voire des sifflements et de la peine à respirer, en plus de leur rhinite et conjonctivite. On parle alors d’asthme allergique.

Les allergies saisonnières sont provoquées par les pollens, de minuscules particules libérées par diverses plantes et qui peuvent circuler sur plusieurs dizaines de kilomètres au gré des vents. 

À Genève, les pollens provoquant le plus fréquemment des allergies proviennent :

  • De l’aulne et du noisetier, entre février et mars
  • Du frêne de fin mars à mi-avril
  • Du bouleau pendant le mois d’avril
  • De graminées de mai jusqu’au début de l’été et pendant l’été.

Diverses herbacées comme l’armoise, le plantain ou l’ambroisie peuvent provoquer le même type de symptômes. 

Comment les diagnostiquer ?

La saison pendant laquelle l’allergie est présente donne déjà des renseignements importants sur les pollens qui peuvent être en cause. Le diagnostic est confirmé à l’aide de tests cutanés dont le résultat est connu au bout de 15 minutes, ou à l’aide de tests sanguins.

Que faire contre les allergies saisonnières ?

Le traitement proposé en première ligne est destiné à contrôler les symptômes de l’allergie.  Il peut être d’une part appliqué directement à l’organe qui souffre, c’est-à-dire des gouttes pour les yeux ou un spray pour le nez associé ou non à un médicament à prendre par voie orale (antihistaminique).

En cas d’asthme, le traitement se fait à l’aide de médicaments inhalés, la crise d’asthme aiguë est traitée par un médicament dilatant les bronches et l’inflammation due à l’allergie est traitée par un corticoïde inhalé. 

Certaines préparations combinent les deux classes de médicament. 

Le traitement « définitif » de l’allergie consiste en une désensibilisation qui permet de rendre le système immunitaire à nouveau tolérant au pollen. Les désensibilisations les plus efficaces se font par injection et l’indication à la désensibilisation est en principe posée par un allergologue.

Remarque importante

Ce contenu est un complément à l’information donnée par votre médecin lors d'une consultation.  Interprété de manière isolée, il pourrait conduire à des mesures inadéquates. L’équipe de l’unité d’allergologie pédiatrique est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.