Traitements

Le traitement d’un cancer du poumon dépend d’un ensemble de facteurs : le type de tumeur, le stade de la maladie, la fonction respiratoire et d’autres liés à l’état de santé général du patient.
Une fois le diagnostic établi, le groupe d’experts du programme poumon, pour les différentes spécialités concernées, se réunit pour évaluer toutes les dimensions de la maladie et proposer la meilleure thérapie possible.
Le choix du traitement est effectué ensuite, après discussion avec le patient.

Chirurgie

L’intervention chirurgicale vise à enlever toute la tumeur et les ganglions lymphatiques voisins, en préservant autant que possible le tissu pulmonaire. La technique chirurgicale sera discutée selon le volume de la tumeur, sa localisation et ses éventuelles extensions locorégionales ainsi que selon l’état du patient, particulièrement en relation à sa fonction cardio-respiratoire.

Les techniques opératoires utilisées sont :

Thoracoscopie
Thoracotomie
Sternotomie
Médiastinoscopie

 

L’équipe chirurgicale des HUG a depuis 2011 introduit et développé des techniques chirurgicales mini-invasives (thoracoscopie) et robotiques (Da Vinci), y compris pour les résections pulmonaires pour cancer. Les recherches et développements en cours portent essentiellement sur les résections limitées pour cancer par thoracoscopie, afin de limiter le plus possible l’extension de la résection pulmonaire, particulièrement pour les petits cancers pulmonaires (généralement < 2 cm). Cette approche permet une guérison aussi bonne qu’avec une résection plus étendue, avec un impact minimal sur la qualité de vie. Des techniques novatrices utilisant des marqueurs fluorescents sont appliquées pour l’identification précise des zones à réséquer. 

Chimiothérapie

La chimiothérapie repose sur l’emploi de médicaments qui détruisent les cellules cancéreuses ou en empêchent la croissance : les cytostatiques. Ces traitements peuvent être envisagés, sous certaines conditions, après l’opération pour détruire les cellules cancéreuses résiduelles. Ils peuvent également être utilisés avant l’opération pour réduire le volume de la tumeur et créer de meilleures conditions pour opérer.
La chimiothérapie peut être aussi utilisée en association avec de la radiothérapie dans les cas de cancer bronchique avancés ou dans le cas de carcinome pulmonaire à petites cellules.

De nouvelles catégories de médicaments, les inhibiteurs de facteurs de croissance peuvent être proposés pour agir de manière ciblée sur la croissance tumorale. Ces médicaments permettent de bloquer dans certains cas la division cellulaire. Pour l’heure, les inhibiteurs de l’EGFR (Epidermal Growth Factor) ne sont autorisés que pour quelques formes et stades de maladie, et uniquement dans le cadre d’études cliniques. Consulter les études en cours à l'unité de recherche clinique de la Fondation DFDL >>

Radiothérapie

La radiothérapie consiste à recourir à des rayons qui atteignent la tumeur et détruisent les cellules cancéreuses. Les rayons attaquent les cellules cancéreuses qui, ne pouvant plus se diviser ni proliférer, finissent par mourir. Pour le cancer du poumon, la radiothérapie est avant tout indiquée lorsqu’une opération n’est pas ou plus possible et que la tumeur ou ses métastases sont circonscrites localement. La radiothérapie peut aussi être associée à une chimiothérapie, en la précédant ou en la suivant.

Traitements combinés

Selon la situation clinique, les experts peuvent être amenés à proposer une combinaison de chirurgie, chimiothérapie et/ou radiothérapie.

Traitements palliatifs

Dans certaines situations, aucun traitement à visée oncologique ne peut être prescrit. Pour ces patients, une prise en charge palliative multidisciplinaire est proposée dont le but est d’éviter ou de limiter au maximum toute souffrance physique (toux, douleur, peine à respirer, étouffement) et d’assurer la meilleure qualité de vie.

Traitements des symptômes

  • difficulté à respirer
  • toux
  • douleurs
  • saignements
  • autres

L’éventail des traitements possibles est large et doit être évalué pour chaque cas individuellement. Il s’étend de l’administration de médicaments, par exemple anti-tussif, à des méthodes de radiologie ou de pneumologie interventionnelles, par exemple embolisation endovasculaire, désobstruction des voies aériennes, pose de stent, talcage de plèvre etc.