FAQ

Qu’est-ce qu’un cancer pulmonaire ?

Il y a 3 principaux types de cancer pulmonaire. Il est important pour le patient de connaître le type du cancer dont il souffre car les options de traitement et le pronostic en dépendent. N’hésitez surtout pas à demander cette information à votre médecin.
Cancer pulmonaire non à petites cellules
C’est le type de cancer le plus fréquent. Près de 85% de cancers pulmonaires sont des cancers de type non petites cellules. Le cancer épidermoïde, l’adénocarcinome et le cancer à grandes cellules sont des sous-types du cancer non petites cellules.
Cancer pulmonaire à petites cellules
Environ 10-15% des cancers pulmonaires sont des cancers à petites cellules. Ce type de cancer à tendance à se répandre rapidement.
Cancer pulmonaire de type carcinoïde
Ce type ne représente que 5% de tous les cancers pulmonaires. On parle parfois aussi de tumeurs pulmonaires neuroendocrines. La plupart de ces tumeurs grandissent lentement et ne se répandent que rarement.

 

Quels sont les symptômes d’un cancer pulmonaire ?

Il peut y avoir des symptômes généraux tels que fatigue inhabituelle, perte de poids et/ou des symptômes respiratoires tels que peine à respirer, douleur thoracique, toux inhabituelle ou crachats teintés de sang.

 

Quels examens doit-on pratiquer en cas de suspicion de cancer pulmonaire ?

Plusieurs examens seront indispensables pour garantir un diagnostic précis et offrir le meilleur traitement. Les examens auront pour but de faire une biopsie diagnostique de la tumeur, dévaluer l’étendue de la maladie et en cas d’intervention chirurgicale d’évaluer les risques opératoires en particulier cardio-respiratoires. 

 

Comment établir le diagnostic de cancer pulmonaire ?

Le diagnostic doit être établi par une biopsie du tissu anormal. Pour ce faire et dépendant de la localisation de la tumeur, on peut recourir à une biopsie par aiguille à travers la paroi thoracique guidée par scanner (biopsie transthoracique radiologique), à une biopsie en passant les voie aériennes au cours d’une bronchoscopie (biopsie endoscopique) ou enfin à une biopsie chirurgicale par une mini-incision du thorax (biopsie chirurgical par thoracoscopie). Le tissu prélevé sera adressé au pathologue pour des analyses microscopiques poussées permettant d’établir un diagnostic précis et de certitude.

 

Comment se déroule une bronchoscopie ?

Une bronchoscopie consiste à explorer les voies aériennes avec un instrument qui a la taille et la souplesse d’un câble électrique (de4 à 6mm de diamètre) et qui porte à son extrémité une mini-caméra permettant au pneumologue qui effectue l’examen de voir les voies aériennes et de prélever le tissu anormal. L’endoscope suit le chemin de l’air quand le sujet respire ; partant à choix du nez ou de la couche, le bronchoscope s’insinue entre les cordes vocales, parcoure la trachée et sera dirigé selon le besoin soit vers le poumon gauche soit vers le poumon droit. Chaque canal aérien se divise en 2, un peu comme les branches d’un arbre. Une fois la zone malade atteinte, une pince miniature est introduite par l’intérieur de l’endoscope et effectue les prélèvements désirés (chaque prélèvement à la taille d’une demi-tête d’épingle). Il existe plusieurs types de techniques de pointe permettant de repérer les zones délicates à l’intérieur des poumons. L’examen peut être réalisé soit en anesthésie locale, soit en anesthésie générale.
En savoir plus sur la biopsie du tissus pulmonaire

 

Comment se déroule une ponction d’épanchement pleural ?

Une ponction d’épanchement pleural à pour but de prélever du liquide qui est venu d’interposer entre la cage thoracique et le poumon. La ponction s’effectue après une anesthésie locale de la peau en regard de la zone concernée. Une aiguille dédiée est utilisée elle est introduite à travers la peau et avancée jusqu’à l’espace pleural (espace entre le poumon et la cage thoracique), le liquide est ensuite aspiré à l’aide d’une seringue placée sur l’aiguille de ponction. En cas d’épanchement pleural conséquent (plusieurs litres) on peut être amenés à laisser un petit tuyau voir un drain (tuyau plus grand) en place pour permettre à la cavité de se vider et au poumon de ne pas souffrir par la compression qu’exerce sur lui le liquide.

 

Qu’est-ce qu’un talcage pleural ?

Comme son nom l’indique, le talcage pleural consiste à instiller (par une système de drain) ou a vaporiser (par thoracoscopie) une suspension de talc pur dans la cavité pleurale. Le but de la manœuvre consiste à coller la surface pulmonaire à la surface interne de la cage thoracique, faisant ainsi disparaître l’espace dans lequel se trouve l’eau de l’épanchement et empêchant ainsi la récidive d’un épanchement pleural.