Hanche

Prothèses de hanche

La chirurgie prothétique de la hanche a bénéficié au cours des dix dernières années de progrès fulgurants dans le domaine technologique, qu’il s’agisse de l’amélioration des matériaux prothétiques, du développement de systèmes de navigation (grâce à l’informatique, la vidéo), de l’essor de l’impression 3D, mais aussi dans la prise en charge péri-opératoire des patients. L’instauration de séances d’information préparatoires pour les patients et de protocoles de récupération rapide après l’intervention, ainsi qu’une prise en charge optimale de la douleur postopératoire ont aussi contribué à améliorer la qualité des soins, à augmenter la satisfaction des personnes opérées et à réduire la durée de séjour à l’hôpital. Toutes ces avancées ont pu voir le jour grâce à une organisation du service en équipes hautement spécialisées, capables d’offrir une chirurgie de pointe.

Matériaux prothétiques

Les innovations en matière de matériaux prothétiques portent sur la qualité intrinsèque des matériaux utilisés, le dessin des prothèses, les méthodes de stérilisation, et sur le contrôle qualité. Les prothèses de hanche sont composées en règle générale de 4 pièces, 2 pièces métalliques s’accrochant dans l’os (le cotyle prothétique, et la tige fémorale), et 2 pièces intermédiaires remplaçant l’articulation à proprement parler.
Les couples de frottement les plus utilisés combinent une tête en céramique à un insert cotyloidien en polyéthylène, ou en céramique :

  • Le polyéthylène utilisé aujourd’hui est un polyéthylène hautement réticulé obtenu par irradiation, permettant de réduire le taux d’usure d’au moins 50% sur simulateur par rapport au polyéthylène standard. Ces données semblent confirmées in vivo à court et moyen termes, avec des taux d’usure variant entre 0,008mm/an et 0,02mm/an.
  • En raison de ses remarquables propriétés tribologiques, le couple céramique-céramique s’est progressivement imposé comme une alternative fiable au couple céramique/polyéthylène. Avec un taux de survie à 10 ans de 95-100%, l’utilisation de la céramique dans les prothèses totales de hanche devient de plus en plus répandue, en particulier chez le sujet jeune et actif.
  • Le suivi à long terme des prothèses de hanche posées à Genève est possible grâce au registre genevois des prothèses. Tous les patients opérés dans le service sont recontrôlés régulièrement pour s’assurer de leur évolution et connaître le devenir à long terme.

Voies mini-invasives

Une tendance forte existe depuis 10 ans pour réduire la taille des incisions chirurgicales dans le but de préserver les muscles autour de l’articulation, de réduire le saignement opératoire, la douleur postopératoire, la durée d’hospitalisation, et l’interruption de l’activité professionnelle. Cette tendance est relayée par une forte pression des patients et des médias. Compte tenu de ses avantages, la chirurgie « mini-invasive » fait reléguer aux oubliettes l’adage « grand chirurgien, grande incision ». Mais, elle doit permettre de réaliser le geste chirurgical dans des conditions de sécurité optimales et ne doit pas générer des effets pervers, comme un mauvais positionnement des implants prothétiques, ou la survenue de complications peropératoires.

L’arthroscopie participe activement à ce développement. Elle permet la visualisation percutanée de la surface articulaire, et la réalisation d’un certain nombre de gestes, devenus aujourd’hui pratique courante dans le traitement du conflit fémoro-acétabulaire : émondage d’un épaulement de la jonction tête-col fémoral, réinsertion du labrum cotyloïdien, microfractures.

Prise en charge de la douleur

L’amélioration de la prise en charge de la douleur postopératoire a été une préoccupation permanente pour les chirurgiens et les anesthésistes au cours des 10 dernières années. Au même titre que les avancées technologiques, les nouvelles modalités d’analgésie postopératoire constituent certainement un progrès considérable pour les patients. Le contrôle de la douleur postopératoire permet non seulement d’améliorer le confort du malade, mais aussi de faciliter la rééducation précoce, gage d’une récupération fonctionnelle optimale. Fondée sur une évaluation plus précise de la douleur postopératoire (caractéristiques de la douleur, échelle visuelle), la stratégie d’analgésie est aujourd’hui volontiers préemptive et multimodale : elle associe paracétamol, tramadol, morphiniques en injections systématiques, ou à la pompe, des blocs nerveux tronculaires réalisés avant l’intervention, et des injections d’anesthésiants autour de l’articulation en fin d’intervention. Le bénéfice fonctionnel obtenu par une telle analgésie conduit à une plus grande satisfaction des patients, et une récupération plus rapide.

Responsable de la Team Hanche :
Pr Didier Hannouche, MD, PhD
Médecin Chef de Service, Professeur Ordinaire

Contact
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