FAQ Espace Pro

Quelles containtes les DA engendrent-elles pour les professionnels ? 

  • Le médecin a l’obligation de respecter les directives anticipées adoptées par un patient, pour autant que ce dernier se trouve dans une situation qu’elles prévoient. 
  • Si le médecin a des raisons de penser que les directives anticipées ne correspondent plus à la volonté actuelle du patient ou qu’il existe un conflit d’intérêts entre le patient et son représentant thérapeutique, le médecin saisit l’autorité tutélaire. 
  • Toute violation des directives anticipées est constitutive d’une atteinte aux droits du patient et peut faire l’objet de sanctions et d’amendes, ainsi que d’une limitation, d’un retrait ou d’une révocation du droit de pratique (article 127 de la loi sur la santé).

Qui se préoccupe de la recherche de l’existence des DA ?

A l’entrée en établissement de soins, le professionnel de la santé doit s’enquérir de l’existence de directives anticipées auprès du patient et/ou de son entourage, et les récupérer quelque soit le support sur lequel elles sont rédigées

Quels sont les éléments clés à donner au patient lors de l’information ?

  • Rédiger des directives anticipées est un droit qui appartient exclusivement au patient et non une obligation. 
  • La parole prime toujours sur l’écrit, les DA sont utilisées que si le patient n’est pas en mesure de s’exprimer. 
  • A tout moment le patient peut modifier ou annuler le contenu de ses DA. 
  • Nommer un représentant thérapeutique n’est pas une obligation en soi, mais une faculté fortement conseillée. 
  • Utiliser comme support d’information la brochure DA HUG destinée au patient.  

Quels sont les conseils à donner au patient lorsqu’il souhaite un exprimer un refus de soins ou de traitement ?

Il faut l’encourager dans la mesure du possible à expliciter les raisons de son refus dans ses directives anticipées.

Qui, quand et comment rédiger ses DA ?

  • Les directives anticipées doivent être rédigées dans la mesure du possible en ambulatoire avec l’aide du médecin traitant. Dans certaines situations particulières (intervention chirurgicale proche, maladie grave…), celles-ci peuvent être rédigées à l’hôpital avec l’aide des professionnels de la santé concernés dans la situation. 
  • La personne hospitalisée doit avoir sa capacité de discernement, ne pas présenter un état dépressif majeur, ni avoir reçu de mauvaises nouvelles récemment. Enfin elle doit avoir reçu l’information nécessaire pour une prise de décision « éclairée ».
  • Les professionnels doivent être une aide ou en tous cas s’adresser aux personnes ressources pour aider le patient dans la rédaction de ses directives anticipées.

Quels sont les éléments clés à donner au patient lorsqu’il souhaite rédiger ses DA ?

  • En premier lieu partir de l’expression du patient sur ses valeurs de vie, ses souhaits, ses craintes, ses refus. 
  • L’encourager à nommer un représentant thérapeutique. 
  • Selon les circonstances il peut y avoir plusieurs représentants thérapeutiques (ex : enfants).

Le contenu des DA prime-t-il sur la volonté du patient, même si celui-ci peut encore s’exprimer ?

C’est toujours la parole du patient qui prime dans ses choix, ses décisions, et les directives anticipées ne doivent pas faire faire l’économie d’une discussion avec lui. Même si le choix du patient est totalement opposé à la directive qu’il a écrite, c’est le présent et sa parole qui doivent prévaloir.

Les DA permettent-elles d’orienter les prises en soins selon les attentes exprimées par le patient ?

La rédaction de directives anticipées peut aider un patient à préciser ses choix, et à faire en sorte que le projet de soins soit au plus proche de ses attentes formulées.

Les DA améliorent- elles la qualité de la communication avec le patient ?

Les directives anticipées peuvent être un outil pour communiquer avec le patient atteint d’une maladie évolutive avancée, pour nommer ses craintes quant à l’avenir et même atténuer ses incertitudes et ses appréhensions.

La rédaction de DA doit se faire sur document spécifique ?

Une feuille blanche suffit. Après avoir rédigé ses DA, le patient doit dater et signer le document de façon manuscrite. Le nombre d’exemplaires doit être mentionné. C’est l’original qui fait foi.

Le soutien au patient pour rédiger ses DA demande-t-il aux professionnels des compétences spécifiques ?

Le professionnel doit se sentir à l’aise dans cette tâche. Une formation à la communication et/ou à la relation d’aide peut l’aider. Il doit s’appuyer sur le cadre légal et les principes de l’éthique clinique.

Que faire des DA rédigées avec le soutien des professionnels ?

Le médecin en charge du patient a la possibilité d’intégrer les directives anticipées dans le dossier informatisé de celui-ci.