Cas particuliers

Névrome de Morton

Cette pathologie est une inflammation sévère d’un nerf présent sur la face plantaire du pied. Elle se traduit par d’importantes douleurs entre les 3e et 4e métatarsiens, et dans une moindre mesure entre les 2e et 3e. Ces douleurs sont en général de type brûlure avec une diminution de la sensibilité des orteils et doivent être clairement différenciées des métatarsalgies (ou douleurs antérieures métatarsiennes).

La distinction entre ces deux pathologies nécessite un examen clinique précis et spécifique car ces deux lésions sont souvent confondues à tort.

Classiquement, le névrome de Morton est traité par excision ouverte du nerf. Mais il est parfois nécessaire de faire appel à une toute autre approche puisque le syndrome de Morton est un syndrome de compression du canal dans lequel passe le nerf incriminé, comme au niveau du poignet (tunnel carpien). L’équipe n’effectue donc pas d’excision, mais le canal ostéo-ligamentaire est décomprimé par une technique endoscopique par caméra. Cette technique ne laisse pratiquement aucune cicatrice et épargne le nerf.

Hallux Valgus

L’hallux valgus, communément appelé « oignon », est une déformation du gros orteil qui se déplace progressivement contre les autres orteils. Toléré en phase précoce, il devient rapidement douloureux dans les chaussures suite au développement d’une excroissance osseuse (pseudo-exostose) sur le bord interne du pied et suite au chevauchement des orteils voisins.

Les options chirurgicales sont nombreuses. L’équipe utilise 3 techniques principales de correction :

  • La chirurgie percutanée mini-invasive, est proposée pour les déformations légères à modérées, avec d’excellents résultats et peu de douleurs.
  • La technique dite de Scarf est réservée aux déformations sévères ou de reprise après récidives. Technique sans fixation, elle permet des corrections complexes dans des situations particulières.
  • L’arthrodèse cunéo-métatarsienne, ou Lapidus est réservée aux patients présentant un hallux valgus associé avec une importante instabilité (laxité) du premier métatarsien, un pied plat, des douleurs métatarsiennes et/ou un défaut d’appui de la tête du premier métatarsien. Les suites sont parfois un peu plus longues qu’avec les deux techniques précitées, mais cette approche donne d’excellents résultats dans ces cas particuliers.