Les points forts du bâtiment

Les pneumatiques

Jusqu’à ce jour, les prélèvements étaient acheminés jusqu’aux différents laboratoires par des transporteurs, qui se déplaçaient à pieds. Les navettes à heure fixe faisaient que tous les échantillons arrivaient dans les laboratoires en même temps, empêchant une ventilation du travail d’analyse. Par ailleurs, le temps d’attente entre deux passages de coursiers retardait le processus, et donc au final la restitution des résultats au patient.

Désormais, les prélèvements voyageront vers le BATLab via un réseau de transport par pneumatiques. Un circuit passant par les sous-sols relie le nouveau bâtiment aux différents services de soins du site principal de Cluse-Roseraie, mais aussi de la maternité. Pour davantage de rapidité, l’Hôpital des enfants et les soins intensifs bénéficient en plus d’une ligne directe.

Ce système garantit une livraison continue et rapide des prélèvements vers le centre d'accueil des prélèvements (CAP) du BATLab.

Le centre  d'accueil des prélèvements 

Le CAP représente le cœur du fonctionnement de BATLab. C’est une nouvelle structure créée dans BATLab accompagnée par la création d’un nouveau métier représenté par les coordinateurs en pré-analytique. Le CAP est divisé en deux entités : le CAP-réception, qui accueille les prélèvements réalisés à l’extérieur des HUG et ceux amenés par transporteurs. Et le CAP-tri, qui réceptionne les échantillons acheminés par pneumatique et par les transporteurs internes HUG. Cette dernière zone est ouverte 24h/24.

Là encore, l’objectif est de gagner du temps. Pour ce faire, le travail de pré-analyse est entièrement robotisé. Les tubes sont placés dans un automate qui va les trier, centrifuger, fractionner si nécessaire. Ils sont ensuite orientés vers les laboratoires qui se chargent de l’analyse proprement dite.

L’automate se charge également de l’enregistrement informatique des prescriptions. Un code-barre indiquant les examens à réaliser est apposé sur chaque échantillon. Ce système permet d’optimiser la traçabilité des tubes tout au long du processus et de réduire les risques d’erreurs.

Le monte-caisse

passe platLe bâtiment est doté d’un système de transport de caisses entre les étages. Ce convoyeur vertical consiste en un ascenseur qui fonctionne dans un puit doté de portes à chaque étage.

Ainsi, les échantillons circulent du centre d'accueil des prélèvements vers les laboratoires sans que les collaborateurs doivent se déplacer entre les étages.

 

Les zones de biosécurité

Les activités d’un laboratoire nécessitent parfois de manipuler des agents extrêmement dangereux, que ce soit pour la recherche ou à des fins diagnostiques. C’est notamment le cas en virologie et bactériologie.

Le BATLab a été conçu pour permettre de mener à bien ces activités dans des conditions de sécurité optimale, à la fois pour le personnel et pour la population. Il est ainsi pourvu de plusieurs zones dites de « biosécurité ».
Les étages 4 et 5 accueillent chacun un laboratoire de niveau P3. En bactériologie, celui-ci est destiné à la culture et à l’identification de mycobactéries hautement pathogènes, comme celle responsable de la tuberculose par exemple. En virologie, cette zone permet de manipuler les virus considérés comme dangereux, comme celui de la rougeole ou du HIV.

Depuis 2007, les HUG disposent par ailleurs d’un des seuls laboratoires de haute sécurité de Suisse (niveau P4D). Celui-ci sera désormais installé au 5ème étage du BATLab. Contrairement à celui de Spiez (BE), ce laboratoire est dédié uniquement au diagnostic, et non à la recherche. Il permet de repérer les virus les plus dangereux au monde, soit ceux qui sont hautement contagieux et contre lesquels il n’existe ni vaccin ni traitement, à l’instar d’Ebola

Grâce à ces infrastructures, les HUG tiennent un rôle central dans la lutte contre les épidémies et les maladies émergentes dangereuses.

Les chaînes d’analyse automatisées

Le BATLab a été conçu pour optimiser le processus d’analyse, en termes de rapidité, de sécurité et d’efficacité. C’est pourquoi les automates y tiennent une place importante. Tout d'abord, le CAP avec son trieur automatique à prélèvements qui permet de faire un accusé de réception et une prise en charge automatique. Puis également, les laboratoires de chimie clinique et d’hématologie qui sont eux-aussi entièrement robotisés.

L’utilisation d’automates répond à la nécessité d’améliorer la productivité tout en maintenant un degré d’exigences élevé en termes de qualité de prestations. 
L’expérience a montré que l’utilisation de machines permettait de réduire les risques d’erreur et de diminuer les délais de réalisation des analyses. Par ailleurs, la limitation du nombre d’interventions manuelles dégage du temps que l’on peut employer pour des tâches dont la valeur ajoutée est supérieure. 
L’acquisition d’automates de toute dernière génération fera de BATLab un pionnier en la matière en Suisse.