Quels sont les risques de l’anesthésie générale ?

Tout acte médical comporte un risque. Même lorsqu’il est conduit avec compétence. La fréquence et la gravité de ces risques sont influencées par votre état de santé, votre âge ou votre hygiène de vie.

Les techniques utilisées en anesthésie sont fiables. Les risques de complications imprévisibles pouvant mettre votre vie en danger, comme une allergie, un problème cardiaque ou pulmonaire graves sont extrêmement faibles. Toutes les dispositions sont prises pour prévenir et traiter de manière optimale ces éventuelles complications.

Toutefois les complications suivantes peuvent survenir :

  • Nausées, vomissements : ils surviennent après le réveil. Malgré l’utilisation de nouveaux médicaments anesthésiques, ils restent courants, mais se traitent plus facilement.
  • Maux de gorge, enrouement, difficulté à avaler : ils apparaissent parfois suite à l’introduction dans la gorge ou la trachée d’un dispositif permettant d’assurer votre respiration pendant l’anesthésie. Ils disparaissent le plus souvent en quelques jours. Très rarement, ils nécessitent un suivi, par exemple en raison d’une lésion des cordes vocales.
  • Lésions dentaires : elles peuvent être occasionnées par les manoeuvres nécessaires à la mise en place du dispositif d’assistance respiratoire.
  • Lésions nerveuses, musculaires et cutanées: elles sont provoquées par une position prolongée sur la table d’opération entraînant des compressions. Elles engendrent un engourdissement temporaire ou une paralysie réversible dans la quasi-totalité des cas.
  • Troubles de la mémoire, baisse des facultés de concentration : ils se manifestent dans certains cas durant les jours qui suivent l’opération et disparaissent spontanément.
  • Réveil pendant l’opération : très rare, cet événement peut laisser des souvenirs et doit être signalé à l’équipe d’anesthésistes.

Pour améliorer votre sécurité, signalez dès votre arrivée au bloc opératoire :

  • Le port de toute prothèse dentaire fixe et de toute fragilité dentaire.
  • Toute douleur articulaire ou toute position qui vous est habituellement inconfortable.

A noter : d’autres risques peuvent survenir si des traitements ou des mesures de surveillance supplémentaires doivent êtres instaurés. De même, le risque propre à l’intervention est discuté avec le chirurgien.

 

Face à tout symptôme persistant ou qui vous inquiète, n’hésitez pas à en parler à l’équipe d’anesthésie, à votre chirurgien ou à votre médecin traitant.